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réalisation Terre fertile © 2008 Marie-Paule Gerbault artiste-peintre mentions légales contact ce site dans vos favoris imprimer la page
Ambiances, monde, environnement, société, théâtre... Les synonymes se croisent, s'entrelacent pour définir les atmosphères selon Marie-Paule Gerbault. Le peintre jette ses humeurs, ses visions, ses joies ou ses amertumes, voire ses défis sur la toile.
les galeries, conduits de découvertes
Sans galerie(s), un artiste-peintre, et quels que soient
ses techniques, son art et ses sujets, n'est pas grand'chose au regard d'un microcosme qui ne sait le rencontrer qu'à travers le prisme d'une coupe de champagne et la saveur - toujours sucrée - d'un petit-four. Bla bla bla des inaugurations et des gloutonneries... C'est l'inconditionnalité d'un monde restreint à lui-même. Qui est rarement celui des amateurs, du parler-vrai, pour lequel, cette fois, les galeries tiennent leur vraie place, jouent un rôle devenu éminent.
Une fois affranchis de l'affligeant snobisme inauguratif - passage obligé par qui ?, l'artiste-peintre et son galeriste rencontrent enfin les véritables amateurs. Ceux qui observent, évaluent, sentent, réfléchissent et s'émeuvent parfois. Ceux qui bâtissent une relation sans fard avec l'artiste-peintre. Ceux qui rejettent ou font confiance. Ceux qui, s'ils acceptent, soutiennent alors et délivrent un passeport pour l'avenir.
Dans cette perspective, le mot "galerie" devient frère de logique et de bon sens. Premier support commercial pour l'artiste-peintre, la galerie s'affirme caverne d'Ali-Baba. Maillon d'une indispensable chaîne relationnelle entre l'artiste et l'amateur, le galeriste opère en terrain de savoir-faire et d'émulation. Tient-il bien son rôle, il s'appelle alors Ambroise Vollard ou Paul Durand-Ruel, par exemple...
la galerie des impressions de nature
Voyageuse des tropiques plutôt que des
extrêmes polaires, Marie-Paule
Gerbault recueille des impressions
de nature que le peintre s'emploie
à traduire. D'un continent au jardin,
d'un rivage à une rive, il n'y a qu'un
pas... aussitôt franchi.
Une rencontre avec l'autre, c'est un
peu comme une confrontation avec
l'inconnu. Et le peintre aime traduire
cette découverte avec les outils de son
art. Marie-Paule Gerbault progresse ainsi dans une relation dont la révélation saura frapper l'esprit quand il sera interpellé par la toile.
Tout a un commencement. L'œuvre d'un artiste-peintre n'échappe pas à cette évidence, à ce postulat. Quelques traits de crayon et une ébauche apparaît, une forme s'installe sur un carnet de croquis. Le pinceau ou la truelle ou le couteau n'est pas loin qui va mener l'ouvrage vers son aboutissement. Par toute raison, le peintre décide de conserver l'esquisse. Elle gagne son indépendance, la voilà devenue œuvre elle aussi.
Dimanche 9 novembre 2008 dans les jardins de l'évêché, à Chartres